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Ils disent d'Albert Rodrik

Elisabeth Rod-Grangé

[Elisabeth Rod-Grangé, responsable d'association, 2007]

Albert Rodrik, un personnage de la vie associative genevoise, et sans doute de la vie genevoise tout court ! On le rencontre (presque) partout, y compris dans des assemblées inattendues, il connaît (presque) tout le monde, les puissants et les modestes, il est (presque) aussi actif depuis qu'il se range professionnellement dans les "inactifs".
Toujours prêt à s'enthousiasmer et à s'engager pour les causes qui lui sont chères, en particulier celles des femmes, il défend ses points de vue avec ardeur, en terrain amical ou hostile. Pour le tempérer ou le faire changer d'avis, un bon moyen est d'exploiter ses "faiblesses" : son goût pour la controverse, son respect de la raison, son sens de l'humour et de l'autodérision, son culte de l'amitié… Bref, il est singulier, parfois imprévisible, rarement ennuyeux, et ne laisse personne indifférent !

Guy-Olivier Segond

[Guy-Olivier Segond, 29 septembre 1997, Chef du défunt Département de l’action sociale et de la santé de l'Etat de Genève]

Au moment où je suis arrivé au département, vous étiez “directeur chargé de la promotion de la qualité de vie ... et du handicap”, ce qui illustrait tout à la fois le sens de la synthèse et le goût du paradoxe de Jaques Vernet. Pour ma part, je vous ai nommé “ directeur de cabinet ”. Cette fonction spéciale – elle ne figure pas dans le catalogue exhaustif des fonctions de l’Etat de Genève – est bien particulière. Mais, comme dirait la reine d’Angleterre : “ à personnalité unique, fonction unique.

Infatigable durant 20 ans, vous vous êtes occupé de la politique du handicap, de la lutte contre les toxicomanies, des relations avec les professionnels de la santé, des droits du patient, de l’évolution de la psychiatrie, des intérêts des consommateurs, des allocations familiales, de la sécurité sociale, de la lutte contre l’alcool et le tabac, de la prévention du sida, des prostituées toxicomanes et de bien d’autres sujets encore …
Pendu au téléphone, discutant dans les corridors de l’administration et aux Pas perdus du Parlement, siégeant dans d’innombrables comités et commissions, au four et au moulin sans jamais tomber dans le pétrin, vous étiez, pour beaucoup, la mémoire du département … tout en incarnant parfois le côté “ touche-à-tout ” du 14, Hôtel-de-Ville.

Dans toutes vos activités, vous avez montré que vous avez de l’intelligence, de la culture, du tempérament et que vous savez en tirer le meilleur parti pour imposer vos idées. Votre approche, instinctive et peu conventionnelle, des faits et des personnes, est, tour à tour, souvent séduisante et parfois déconcertante.

Sachant vos qualités, conscients de l’originalité de vos vues, admiratifs devant l’habileté de vos entreprises, les magistrats qui se sont succédé à la tête du DASS vous ont toujours laissé une bonne marge de manœuvre. Pensant pour le Conseil d’Etat, écrivant pour le Conseil d’Etat, parlant pour le Conseil d’Etat, représentant le Conseil d’Etat, défendant le Conseil d’Etat… il était naturel que vous vous intéressiez à la politique.

Vous auriez pu être radical : vous êtes tout avec tous … Piéton avec les piétons, locataire avec l’ASLOCA, haut fonctionnaire avec le collège des secrétaires généraux, syndicaliste avec la VPOD, téléspectateur avec la TV romande, juriste avec les juristes progressistes … Je ne vous connais qu’un seul échec : vous n’avez pas réussi à être femme avec les femmes – ce qui, après tout, vaut mieux : cela aurait suscité des rumeurs ! Au fond, à cette époque d’hyperspécialisation, vous êtes l’un des derniers représentants d’une espèce rare : les généralistes qualifiés !

Actif, dynamique, généreux, vous vous êtes toujours battu, dans votre vie professionnelle comme dans votre engagement politique, pour plus de justice.

Christian Lopez Quirland

[Directeur de l'OSEO Genève, mars 2007]

Parler d'Albert, c'est écrire des lignes, aligner des mots, formuler des phrases en utilisant un doux mélange avec l'encre des sentiments et l'encre de la rationalité.

Parler d'Albert impliquerait de se pencher sur des feuilles blances qui pourraient être remplies pendant des années.

Parler d'Albert c'est évoquer l'homme engagé pour une société plus juste. C'est se référer au professionnel qui a su marquer de son empreinte les politiques sociales de notre canton. C'est transcrire des relations de partage et d'amitié.

Parler d'Albert c'est évoquer notre première rencontre au sein du Parti socialiste et mon admiration pour cet homme qui utilisait le verbe et les mots dans un objectif pédagogique, de compréhension et toujours très politique.

Parler d'Albert, c'est évoquer la construction de l'OSEO à Genève, ouvrage ardu et passionnant pour lequel j'avais été mandaté. C'est se remémorer ce jour de l'année 2002 où je lui ai demandé de venir me rejoindre pour participer à ce projet et qu'il a accepté, humblement et avec conviction.

Parler d'Albert, c'est peindre une relation d'amitié qui s'est créée peu à peu. C'est dessiner son engagement et sa disponibilité sans faille au développement de l'OSEO.

Parler d'Albert, c'est évoquer l'homme discret mais toujours présent, l'homme sérieux et tendre, l'homme qui a donné toute son énergie et son expérience pour que notre organisation devienne ce qu'elle est aujourd'hui : une organisation solide, professionnelle et dynamique.

Parler d'Albert, c'est visualiser son écoute attentive, ses conseils précis, son professionnalisme. C'est rêver que s'il y a une personne dont j'aurais voulu être son collaborateur, c'est bien lui. Président exemplaire de l'OSEO Genève, il sait rassurer quand il le faut, encourager au bon moment, proposer sans heurter.

Parler d'Albert, c'est également évoquer son goût et sa passion pour les tea-rooms (et oui, tous les hommes ont des petits péchés mignons) et je dois avouer que s'il en a un, c'est bien celui-là. A Genève, il doit tous les connaître, du moins les meilleurs. J'avoue qu'il a bien raison puisque j'y ai pris goût moi aussi et que depuis que nous nous côtoyons je m'initie à la connaissance de notre canton autrement.

Parler d'Albert, c'est aussi avoir une pensée pour son petit sac bleu, si caractéristique qu'il promène partout où il va. Il est important d'évoquer ce trait du personnage puisqu'à première vue on pourrait dire qu'Albert se prépare pour aller faire ses courses ou qu'il en revient. Mais le petit sac nous met sur la fausse piste. En effet, quand on connaît Albert ont se rend vite compte que les seules courses qui sont dans ce petit sac ce sont des convocations, un agenda, des documents sur les questions sociales, des lettres qu'il a écrites à la main, ses réflexions d'un jour, ses pensées. Et à le regarder faire, je me dis "pourvu qu'il ne change pas".

Mais parler d'Albert, c'est surtout faire référence à demain, à après-demain. En effet, l'encre des sentiments et de la rationalité avec laquelle on peut écrire sur Albert est inépuisable.

De nombreuses pages blanches sont encore devant nous. Elles demandent à être écrites et j'espère que nous les écrirons ensemble.