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Opinion : social et santé

Différents, mais indissolublement liés

L'un des premiers gestes du gouvernement genevois nouvellement élu en novembre 2005, a consisté à casser l'ancien département de l'action sociale et la santé, autrefois département de la prévoyance sociale et de la santé publique. Faisant la démarche inverse des Vaudois après les travaux de leur Constituante, la nouvelle équipe a commis un acte de piètre pertinence qui ne sera pas sans conséquence.

Le social et la santé, la politique sociale et celle de la santé, ne doivent jamais être confondues et jamais dissociées.

Si dans les pays pauvres du Sud, les déterminants épidémiologiques de la santé sont primordiaux, dans les pays riches et développés du Nord, dont la Suisse, les déterminants sociaux de la santé sont essentiels. Ici, c'est le fonctionnement ou le non-fonctionnement de la société et nos modes de comportement qui rendent malade. Inversément, la maladie durable est source de problèmes sociaux. L'aller-retour est constant, mettre la santé avec l'économie et le social avec l'aéroport est une vraie trouvaille.

Alors que l'on cherche à sortir du traitement social exclusif du chômage, on associe les problèmes du marché du travail à ceux de l'assistance.

Encore une fois, dans ce vaste secteur qui relève de la mise en oeuvre de la solidarité collective et qui est incontestablement coûteux, la synergie est à rechercher et non les séparations, les collaborations et non les confusions.

Un exemple : même si la plupart des pensionnaires de nos EMS sont malheureusement en mauvais ou très mauvais état de santé, il faut une politique sociale de la vieillesse, pas une confusion entre ces établissements et les établissements de soins. Leur réunion au sein de la direction de la santé est un mauvais message. Plus les soins infirmiers sont lourds et coûteux, plus nous devons vouloir des EMS qui sont des lieux de vie, objectif de politique sociale.

Pas de confusion, pas de démolition. Enfin, qui peut croire (que l'on soit de gauche ou de droite; j'ai avec fierté travaillé avec des conseillers d'Etat considérés de droite) que l'on puisse justifier  la suppression des trois forfaits aux bénéficiaires de l'assistance. Ce n'est pas de la rigueur, c'est du vol.